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La semaine de quatre jours, mirage ou révolution ?
Réduire le temps de travail sans réduire les salaires : la promesse de la semaine de quatre jours séduit une part croissante des salariés européens. Expérimentée par plusieurs centaines d’entreprises, du Royaume-Uni à l’Espagne, la formule s’invite désormais dans le débat français, où quelques sociétés pionnières affirment avoir franchi le pas sans perte de productivité.
Leurs dirigeants avancent des arguments solides. Des équipes reposées commettraient moins d’erreurs, les réunions inutiles disparaîtraient sous la contrainte du calendrier, et la perspective d’un week-end de trois jours attirerait les candidats dans les secteurs en tension. Une enquête britannique menée auprès de soixante entreprises volontaires conclut d’ailleurs à une baisse notable des démissions et des arrêts maladie.
Le tableau mérite pourtant d’être nuancé. Comprimer le même volume de tâches en quatre journées allonge celles-ci, au risque d’épuiser ceux que la mesure prétendait protéger. Les métiers au contact du public, de l’hôpital au commerce, se prêtent mal à une organisation pensée pour les bureaux. Enfin, les économistes rappellent que les gains de productivité observés lors des expérimentations, menées par des entreprises volontaires et très médiatisées, ne se reproduiraient pas nécessairement à grande échelle.
La question dépasse en réalité l’organisation du travail. Derrière la semaine de quatre jours se joue un arbitrage de société : préférons-nous convertir les gains de productivité en pouvoir d’achat ou en temps libre ? Les jeunes générations, qui placent l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle au sommet de leurs priorités, ont manifestement choisi. Reste à savoir si l’économie, elle, peut suivre.
Texte rédigé pour ce sujet d’exemple, au format d’un article de presse nationale (2026)
1. Selon l’article, la semaine de quatre jours…
- A recule dans les entreprises pionnières.
- B gagne du terrain en Europe.
- C est désormais obligatoire en Espagne.
2. Pour ses défenseurs, un week-end de trois jours permettrait notamment…
- A d’attirer plus facilement de nouveaux salariés.
- B de multiplier les réunions d’équipe.
- C d’augmenter les salaires des candidats.
3. L’enquête britannique citée montre que…
- A les arrêts maladie ont augmenté.
- B soixante entreprises ont abandonné la formule.
- C les salariés restent plus fidèles à leur entreprise.
4. D’après l’article, comprimer le travail en quatre jours risque…
- A de raccourcir les journées de travail.
- B d’augmenter la fatigue des salariés.
- C d’exclure les métiers de bureau.
5. Les économistes cités estiment que…
- A la formule doit être généralisée au plus vite.
- B les résultats des essais doivent être interprétés avec prudence.
- C la productivité chute systématiquement à grande échelle.
6. Pour l’auteur, le véritable choix de société porte sur…
- A la manière d’utiliser les gains de productivité.
- B la suppression du week-end de trois jours.
- C le montant des salaires des jeunes générations.
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Piège : l’Espagne est citée comme terrain d’expérimentation, pas d’obligation légale.
Piège : le texte dit au contraire que les réunions inutiles disparaîtraient.
Piège : les soixante entreprises sont celles qui ont participé à l’enquête, pas celles qui ont abandonné.
Piège : le texte dit que les journées s’allongent ; et ce sont les métiers au contact du public, pas les bureaux, qui s’adaptent mal.
Piège : « ne se reproduiraient pas nécessairement » exprime un doute, pas une certitude de chute.
Piège : le pouvoir d’achat n’est qu’un des deux termes de l’alternative, pas la question elle-même.