Épreuve
Production écrite
Niveau
B2
Durée
60 min
Barème
/25
Décoder le sujet avant d'écrire
Cinq minutes d'analyse, et l'heure qui suit devient plus simple. Au programme : le cadre de l'épreuve, quatre questions et les verbes qui donnent le ton.
À la fin de cette leçon
- Nommer le cadre fixe de la production écrite B2 : un exercice, 60 minutes, 25 points, 250 mots minimum, deux types de production.
- Décoder n'importe quel sujet avec quatre questions : qui écrit, à qui, pourquoi, sous quelle forme.
- Transformer un thème général en la seule question à laquelle votre texte doit répondre.
- Repérer les verbes de la consigne et ouvrir la banque de formules qui va avec.
La plupart des candidats perdent des points avant même d'écrire une phrase. Ils lisent le sujet une fois, repèrent le thème et rédigent un texte général. Le correcteur lit alors un français fluide et bien articulé qui répond à une question que personne n'a posée.
Décoder prend cinq minutes et sécurise le reste de l'heure. Cette leçon vous donne le cadre de l'épreuve et quatre questions qui décodent n'importe quel sujet. Elle montre ensuite ce qui sépare un thème d'une problématique. Vous apprendrez enfin à traquer les verbes de la consigne avant de choisir votre ton.
Ce que l'épreuve attend de vous
La production écrite du B2, c'est un seul exercice. Vous disposez de 60 minutes et votre copie est notée sur 25. Vous rendez un texte unique de 250 mots minimum. L'épreuve ne propose que deux types de production.
Le premier, c'est la lettre formelle : réclamation, protestation, demande de renseignement, lettre de motivation ou proposition de projet. Vous l'adressez à une institution ou à une personne identifiée.
Le second, c'est la contribution à un débat : courrier des lecteurs, message sur un forum, essai ou texte critique. Ici, vous écrivez pour tout un lectorat, pas pour un destinataire unique.
Deux autres chiffres comptent. Pour obtenir le diplôme, il vous faut 50 points sur 100 au total. Et une note inférieure à 5 sur 25 dans une seule épreuve est éliminatoire, quel que soit ce total. Votre texte n'a donc pas besoin d'être brillant. Il doit être complet, conforme à la consigne et terminé dans l'heure.
Traitez les 250 mots comme un plancher, pas comme un objectif. Visez 260 à 290 mots. C'est assez long pour trois arguments illustrés et assez court pour vous relire. Compter vos mots à la fin vous coûte une minute. Écrire quatre-vingts mots de trop vous coûte la relecture qui aurait corrigé vos fautes d'accord.
Point d’étape 1/4
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Q1Quel est le nombre de mots minimum attendu en production écrite B2 ?
Q2Quelles sont les deux grandes familles de production que peut exiger l'unique exercice de PE B2 ?
Q3Quelle ligne décrit correctement le cadre de la production écrite B2 ?
Quatre questions avant de faire un plan
Avant de faire le moindre plan, répondez à quatre questions dans la marge. Qui écrit ? À qui ? Pourquoi ? Quel type d'écrit ? Chaque réponse vous engage sur quelque chose de concret.
Sujet typeB2 · 250 mots minimum
Le conseil municipal de votre ville vient de supprimer la ligne de bus qui desservait votre quartier, au motif qu'elle n'était pas rentable. Lecteur régulier du quotidien local, vous écrivez au courrier des lecteurs pour contester cette décision, en exposer les conséquences pour les habitants et proposer une autre solution. Vous rédigez un texte construit et argumenté de 250 mots minimum.
| Question | Votre réponse ici | Ce que cela impose |
|---|---|---|
| Qui écrit ? | Un habitant, lecteur du quotidien local | Première personne, voix de simple citoyen, aucune posture d'expert |
| À qui ? | Aux lecteurs du journal, que la mairie lit aussi | Registre public, vouvoiement, fermeté sans agressivité |
| Pourquoi ? | Pour contester une décision et proposer une solution | Deux actes de parole : les deux doivent apparaître |
| Quel type d'écrit ? | Un courrier des lecteurs | Une contribution à un débat, donc ni en-tête ni mise en page de lettre |
L'examen puise votre rôle dans une liste courte. Ce sont toujours des rôles ordinaires. Vous pouvez être un client, un employé, un internaute, un habitant d'un quartier. Vous pouvez aussi être un lecteur du journal local ou un candidat à un emploi. Votre intention vient d'une seconde liste : contester un fait, réclamer une réparation, demander officiellement une information. Ou bien prendre part à un débat, refuser une proposition, proposer une autre solution, convaincre. Notez les vôtres au brouillon, en toutes lettres. L'étiquette exacte appelle le lexique qui convient.
Point d’étape 2/4
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Q1Quelle série de quatre questions permet de décoder n'importe quel sujet ?
Q2Quelle liste contient trois rôles que le sujet peut réellement vous attribuer ?
Q3Le sujet demande un courrier des lecteurs. Que devez-vous éviter ?
Le thème n'est pas la problématique
Le thème, c'est le sujet général : les transports publics, l'uniforme scolaire, le télétravail. La problématique, c'est la question précise que ce thème soulève dans ce sujet-là. Votre texte y répond de la première ligne à la conclusion.
Tracez trois cases au brouillon, toujours dans cet ordre. Mots clés : soulignez les mots chargés du sujet (suppression, ligne de bus, quartier, rentabilité, habitants). Souligner prend dix secondes et vous empêche de traiter un autre sujet. Thème : nommez le sujet en deux ou trois mots (les transports urbains). Problématique : transformez ce thème en question (peut-on juger un service public à sa seule rentabilité ?).
Un thème n'appelle pas de réponse, donc vos paragraphes n'ont rien à démontrer. Une question, elle, appelle une réponse. Tant que votre plan reste au niveau du thème, vous décrivez des bus pendant 250 mots. Dès que vous tenez la question, chaque paragraphe a une fonction : y répondre, nuancer la réponse ou la défendre contre l'objection prévisible.
Point d’étape 3/4
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Q1Quelle est la différence entre le thème et la problématique ?
Q2Par quelles trois cases commence le tableau de préparation au brouillon ?
Q3Laquelle de ces formulations est une problématique et non un thème ?
Les verbes de la consigne fixent votre registre
La consigne contient presque toujours un ou deux verbes : contester, protester, nuancer, proposer, convaincre, réclamer. Ils disent ce que votre texte doit faire. Chaque verbe ouvre une banque de formules différente. Le correcteur vérifie ensuite que l'acte est réellement accompli.
- Contester, protester : exprimez un désaccord courtois mais ferme. Je m'étonne que + subjonctif, je ne peux souscrire à cette décision, il est regrettable que + subjonctif.
- Nuancer : concédez un point, puis corrigez-le. Certes..., il n'en reste pas moins que..., bien que + subjonctif, dans une certaine mesure.
- Proposer : employez le conditionnel et les tournures impersonnelles. Il serait envisageable de..., pourquoi ne pas..., je suggère que + subjonctif.
- Convaincre : donnez des faits et leurs conséquences. Les chiffres montrent que..., par conséquent, c'est la raison pour laquelle.
Deux points à retenir. Au B2, protester ne veut jamais dire agresser. Votre fermeté vient de la précision : des dates, des chiffres et des conséquences, jamais de l'indignation. Et un verbe peut figurer dans la consigne sans jamais devenir un acte dans votre texte. Cela vous coûte des points sur le premier critère, la réalisation de la tâche. La qualité de votre français ailleurs ne rattrapera pas ces points.
Point d’étape 4/4
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Q1Pourquoi faut-il traquer les verbes de la consigne ?
Q2La consigne indique : vous contestez cette décision. Quelle banque de formules ouvrez-vous ?
Q3Quelle formule accomplit l'acte de nuancer ?
À retenir
- Un exercice, 60 minutes, 25 points, 250 mots minimum : une lettre formelle ou une contribution à un débat.
- Quatre questions décodent tout sujet : qui écrit ? à qui ? pourquoi ? quel type d'écrit ?
- Le thème est le sujet général. La problématique est la question à laquelle tout votre texte répond.
- On prépare en trois cases, dans cet ordre : mots clés, thème, problématique.
- Les verbes de la consigne (contester, nuancer, proposer) décident de votre registre.