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Au pied des immeubles, un potager pour se rencontrer
Il y a trois ans, le terrain situé derrière les immeubles du quartier des Tilleuls, à Angers, n’était qu’un parking abandonné. Aujourd’hui, une quarantaine de familles y cultivent des légumes. La mairie prête ce terrain à l’association Les Mains vertes et n’a posé qu’une condition : que rien n’y soit construit, pas même une cabane à outils. Ce sont les membres qui ont choisi de laisser le portail ouvert aux passants et de ne jamais vendre leurs légumes.
« Personne n’a sa propre parcelle, explique Samira Haddad, la présidente. On plante ensemble et, chaque samedi, la récolte est partagée entre ceux qui sont venus jardiner dans la semaine. Les familles inscrites qui ne sont pas venues n’ont rien : c’est la règle. » Ce qui reste est offert à l’épicerie solidaire du quartier.
Chacun a sa raison de venir. Bernard, 71 ans, ne s’en cache pas : « Avec ma petite retraite, ces légumes comptent dans mon budget. Pour discuter, j’ai déjà mes amis du club de pétanque. » Inès, étudiante arrivée de Lille l’an dernier, cherchait autre chose : « Je ne connaissais personne ici. Le jardinage ne m’intéressait même pas ! » Karim, infirmier de nuit, laisse souvent sa part aux autres : « Une heure les mains dans la terre, et j’oublie l’hôpital. »
L’été reste la période difficile : il faut arroser tous les soirs alors que beaucoup de membres sont en vacances. L’an dernier, malgré un planning d’inscriptions, une partie des plants a séché. L’association a étudié un arrosage automatique, jugé trop cher. Cet été, ce sont finalement les enfants du centre de loisirs voisin qui s’en chargeront.
Le jardin a aussi ses critiques. Des riverains regrettent les places de stationnement perdues et se plaignent du bruit pendant les repas du samedi. Samira Haddad ne leur fait pas la même réponse sur les deux points : « Pour les voitures, ils ont raison, et j’ai signé leur pétition pour de nouvelles places. Pour le bruit, non : nos repas se terminent déjà à 21 heures. »
Texte rédigé pour ce sujet d’exemple, au format d’un article de presse locale avec témoignages (2026)
1. Qu’est-ce que la mairie exige en échange du terrain ?
- A Que les passants puissent y entrer librement.
- B Que les légumes ne soient pas mis en vente.
- C Que le terrain reste sans aucun bâtiment.
2. Le samedi, la récolte est d’abord répartie entre…
- A l’ensemble des familles inscrites à l’association.
- B les personnes qui ont jardiné les jours précédents.
- C les clients de l’épicerie solidaire du quartier.
3. Qu’est-ce qui attire avant tout Bernard au jardin ?
- A La possibilité de dépenser moins pour se nourrir.
- B L’occasion de faire des connaissances dans le quartier.
- C Le besoin d’oublier un moment son travail.
4. Lequel de ces trois jardiniers repart souvent sans légumes ?
- A Bernard.
- B Inès.
- C Karim.
5. Qui s’occupera de l’arrosage cet été ?
- A Des membres inscrits à l’avance sur un planning.
- B Des enfants accueillis dans un centre tout proche.
- C Un système qui arrose de façon automatique.
6. Face aux reproches des riverains, Samira Haddad…
- A leur donne raison sur le stationnement, pas sur le bruit.
- B leur donne raison sur le bruit, pas sur le stationnement.
- C leur donne raison sur le stationnement comme sur le bruit.
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Piège : le portail ouvert et l’interdiction de vendre sont bien des règles du jardin, mais « ce sont les membres » qui les ont choisies. La mairie ne les impose pas.
Piège : être inscrit ne suffit pas, car les familles « qui ne sont pas venues n’ont rien ». Et l’épicerie solidaire ne reçoit que « ce qui reste ».
Piège : rencontrer du monde est la raison d’Inès, qui ne connaissait personne, et oublier son travail est celle de Karim. Bernard, lui, a déjà ses amis du club de pétanque.
Piège : Inès dit que le jardinage ne l’intéressait pas, mais le texte ne dit pas qu’elle laisse ses légumes. Pour Bernard, au contraire, ils comptent beaucoup.
Piège : le planning existait déjà l’an dernier et les plants ont séché quand même. L’arrosage automatique a été étudié, puis « jugé trop cher ».
Piège : elle ne fait pas « la même réponse sur les deux points ». Le bruit est le reproche des riverains, pas une chose qu’elle reconnaît.