DELF B2 · Sujet d’exemple gratuit n° 2

Sujet DELF B2 n° 2 : exercices et corrigésUn autre sujet complet au format officiel, avec de nouveaux documents et des corrigés détaillés

Deuxième sujet d’entraînement DELF B2, rédigé au format de l’épreuve : un article de magazine, une lettre formelle au maire et le lexique de l’argumentation. Corrigés expliqués et copie modèle commentée.

Ce sujet d’exemple couvre 3 exercices sur 40 points, dans les formats exacts de l’épreuve DELF B2 : un article de magazine sur le retour de la consigne avec questions à choix multiple, une lettre formelle de 250 mots avec grille d’évaluation officielle, et un exercice sur le lexique de l’argumentation. Chaque réponse est corrigée et expliquée, piège par piège.

Format vérifié sur les grilles France Éducation international 2022 · delfprep.com

Compréhension des écrits · Exercice 1

Lisez le document, puis répondez aux questions en choisissant la bonne réponse.

Compréhension des écrits · Exercice 110 points · 20 min

ConsigneVous lisez cet article dans un magazine français. Répondez aux questions.

Consigne : deux ans de bouteilles rapportées

Dans cette ville moyenne de l’Ouest, une quarantaine de commerces participent depuis deux ans à un réseau de consigne animé par une association. Le principe est connu : le client paie vingt centimes de plus pour sa bouteille ou son bocal et les récupère en rapportant le contenant. Le commerçant touche deux centimes par contenant repris. Quant aux vingt centimes des bouteilles qui ne reviennent jamais, ils ne vont ni à l’association ni au centre de lavage, qui vivent d’autres ressources : ils sont reversés au producteur, obligé de racheter du verre neuf.

Sept contenants sur dix reviennent, davantage que prévu. « Je pensais que les étudiants seraient les premiers à jouer le jeu, raconte Nadia Ferrand, épicière. Ceux qui rapportent tout, ce sont les retraités. Ils ne m’ont jamais parlé de planète, et la monnaie, ils la glissent souvent dans la boîte de l’association. Ils trouvent simplement absurde de jeter un bocal en bon état. »

La plupart des commerçants citent les caisses de verre sale qui encombrent leur arrière-boutique. Hugo Brunel, caviste, a pourtant quitté le réseau au bout de huit mois pour une autre raison : « De la place, j’en ai, toute une cave. Mais le samedi, la file s’allongeait pendant que j’examinais chaque goulot. » Un brasseur regrette la bouteille standardisée, qui rend ses bières moins reconnaissables en rayon. Élise Caron, productrice de jus de pomme, s’en félicite au contraire : commandée à plusieurs, elle lui revient un tiers moins cher que son ancien modèle. Son souci est ailleurs. Les bouteilles lui reviennent par vagues imprévisibles et, à l’automne, elle doit en racheter.

Faut-il maintenant ouvrir le réseau aux supermarchés ? Loïc Maret, qui dirige le centre de lavage, n’attend que cela pour remplir des machines qui tournent au tiers de leur capacité ; il vante le modèle standard, lavé deux fois plus vite qu’un flacon original. Plusieurs épiciers craignent, eux, d’y perdre leurs clients. Claire Hamon, coordinatrice de l’association, hésite pour un motif différent : une enseigne voudra expédier le verre vers sa plateforme nationale, or une bouteille lavée à trois cents kilomètres perd l’essentiel de son avantage sur le verre recyclé. Les enseignes contactées invoquent le prix des machines de collecte. La mairie, enfin, ne renouvellera pas sa subvention, qui s’achève l’an prochain. « Une aide publique lance un projet, elle n’a pas à le faire vivre, tranche l’adjointe au commerce. Après trois ans, il doit tenir par ses propres recettes. »

Un constat devrait pourtant faire réfléchir. Dans les deux réseaux voisins qu’une enseigne a déjà rejoints, le verre collecté en hypermarché est reparti vers la plateforme de l’enseigne : les centres de lavage locaux n’ont pas traité une bouteille de plus. Ici, les habitants ont fait leur part ; reste à savoir qui fera l’autre.

Texte rédigé pour ce sujet d’exemple, au format d’un article de magazine (2026)

  1. 1. Que deviennent les vingt centimes d’un contenant qui n’est jamais rapporté ?

    • A Ils reviennent au centre de lavage, qui couvre ainsi ses frais.
    • B Ils reviennent au producteur, qui doit remplacer le contenant.
    • C Ils reviennent à l’association, qui finance ainsi le réseau.
  2. 2. D’après le témoignage de Nadia Ferrand, qu’est-ce qui décide surtout ses clients les plus assidus à rapporter leurs contenants ?

    • A C’est avant tout le souci de protéger la planète.
    • B C’est avant tout la somme rendue pour chaque contenant.
    • C C’est avant tout le refus de jeter un objet intact.
  3. 3. Pourquoi le caviste Hugo Brunel s’est-il retiré du réseau ?

    • A Le contrôle des bouteilles ralentissait trop le passage en caisse.
    • B Les caisses de verre sale encombraient trop son arrière-boutique.
    • C Les bouteilles lui revenaient de façon trop imprévisible.
  4. 4. Quel effet de la bouteille standardisée Élise Caron met-elle en avant ?

    • A Elle rend ses produits moins reconnaissables en rayon.
    • B Elle se lave bien plus vite qu’un modèle original.
    • C Elle lui coûte moins cher grâce à une commande groupée.
  5. 5. Pourquoi Claire Hamon hésite-t-elle à ouvrir le réseau aux supermarchés ?

    • A Le verre risquerait d’être lavé trop loin des magasins.
    • B Les épiceries du réseau risqueraient d’y perdre leurs clients.
    • C Les machines de collecte risqueraient de coûter trop cher.
  6. 6. Le constat rapporté dans le dernier paragraphe va surtout à l’encontre de ce qu’espère…

    • A la coordinatrice de l’association.
    • B le directeur du centre de lavage.
    • C l’adjointe au commerce.
Voir le corrigé +
1 → B. Les vingt centimes des bouteilles qui ne reviennent pas « sont reversés au producteur, obligé de racheter du verre neuf » : la somme dédommage celui qui a perdu une bouteille.

Piège : l’association et le centre de lavage sont cités dans la même phrase, mais pour dire que cet argent ne va ni à l’une ni à l’autre.

2 → C. Les retraités, qui « rapportent tout », « trouvent simplement absurde de jeter un bocal en bon état » : leur geste relève du bon sens. L’épicière ne nomme pas leur motivation, il faut la déduire de ce qu’elle raconte.

Piège : ils ne lui ont « jamais parlé de planète », et la monnaie, ils la laissent souvent dans la boîte de l’association. Les deux raisons attendues sont écartées par le témoignage lui-même.

3 → A. « Le samedi, la file s’allongeait pendant que j’examinais chaque goulot » : vérifier les bouteilles une à une faisait attendre ses clients. C’est une question de temps, pas d’espace.

Piège : les caisses encombrantes sont le reproche de « la plupart des commerçants », mais lui dit avoir « toute une cave ». Les retours imprévisibles gênent la productrice de jus, pas le caviste.

4 → C. Élise Caron « s’en félicite » : « commandée à plusieurs, elle lui revient un tiers moins cher que son ancien modèle ». L’avantage qu’elle retient est le prix d’achat.

Piège : les trois effets sont dans l’article, chacun chez une personne différente. Le brasseur regrette de ne plus être reconnu en rayon, et c’est le directeur du centre de lavage qui vante la rapidité.

5 → A. Selon elle, une enseigne voudra envoyer le verre « vers sa plateforme nationale », or une bouteille lavée « à trois cents kilomètres » perd l’essentiel de son avantage : c’est la distance qui l’inquiète.

Piège : la peur de perdre des clients est celle de « plusieurs épiciers », et le texte précise que son motif est « différent ». Le prix des machines est l’argument des enseignes.

6 → B. Là où une enseigne a rejoint un réseau, les centres locaux « n’ont pas traité une bouteille de plus » : or Loïc Maret attend justement les supermarchés pour remplir ses machines. Le journaliste ne le nomme pas, c’est au lecteur de faire le lien.

Piège : le même constat donne plutôt raison à la coordinatrice, qui craignait de voir le verre partir vers une plateforme lointaine. Il ne dit rien de la subvention dont parle l’adjointe.

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Production écrite · Lettre formelle

Écrivez votre texte comme le jour de l’examen, puis comparez-le à la copie modèle commentée.

Production écrite · Lettre formelle25 points · 60 min

ConsigneVous habitez en France. Pour faire des économies, la mairie de votre ville a annoncé que la médiathèque de votre quartier fermerait désormais à 17 heures en semaine et toute la journée du samedi. Vous écrivez une lettre au maire pour contester cette décision : vous expliquez les conséquences qu’elle aurait pour les habitants et vous proposez d’autres solutions. (250 mots minimum)

Écrivez votre propre texte et faites-le corriger

La démo gratuite DELF B2 s’ouvre sur une tâche d’écriture de ce type. Vous écrivez votre texte en ligne et il est noté sur la grille officielle, critère par critère.

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Écrire et être corrigé
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Objet : projet de réduction des horaires de la médiathèque des Tilleulsobjet : le sujet de la lettre en une ligne, sans verbe

Monsieur le Maire, c’est en tant qu’habitante du quartier des Tilleuls depuis huit ans que je me permets de vous écrire. J’ai appris par le bulletin municipal que la médiathèque fermerait désormais à 17 heures en semaine et toute la journée du samedi. Je souhaite vous faire part de ma vive inquiétude, que partagent de nombreux voisins, et vous demander de bien vouloir reconsidérer cette décision.formule d’appel + qui écrit, pourquoi, et la demande dès le début

Je comprends naturellement que la commune doive maîtriser ses dépenses. Toutefois, ces nouveaux horaires écarteraient précisément ceux qui ont le plus besoin de ce lieu. Les personnes qui travaillent ne peuvent s’y rendre qu’en soirée ou le samedi ; quant aux lycéens, beaucoup viennent y réviser après les cours, faute de disposer d’un endroit calme chez eux. En pratique, le bâtiment serait ouvert aux heures où le quartier est vide et fermé à celles où il se remplit.concession au destinataire, puis première conséquence illustrée

Par ailleurs, la médiathèque n’est pas un simple lieu de prêt. C’est le seul espace gratuit du quartier où se croisent toutes les générations : les ateliers du samedi matin, par exemple, réunissent des retraités et des enfants autour de la lecture. Les supprimer reviendrait à affaiblir un lien social que la municipalité affirme, à juste titre, vouloir renforcer.second argument, tourné vers les objectifs du maire lui-même

D’autres solutions me semblent pourtant envisageables. Il serait possible de fermer le matin en semaine, lorsque la fréquentation est la plus faible, afin de conserver les soirées et le samedi. On pourrait également confier une partie de l’accueil à des bénévoles formés par les bibliothécaires, ou encore installer une boîte de retour accessible à toute heure. Enfin, il me paraîtrait souhaitable que les usagers soient consultés avant tout choix définitif : je participerais volontiers à une telle réunion.propositions concrètes au conditionnel, la dernière au subjonctif

En espérant que ces propositions retiendront votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.formule de politesse complète, qui reprend la formule d’appel

Critère de la grille officielle
Points
Réalisation de la tâche
5 / 5
Cohérence et cohésion
5 / 5
Adéquation sociolinguistique
5 / 5
Lexique (y compris orthographe lexicale)
4 / 5
Morphosyntaxe
4 / 5
Commentaire : La lettre fait tout ce que la consigne demande : elle conteste, explique deux conséquences illustrées et avance trois propositions, en tenant compte du point de vue du maire (la concession sur les dépenses, le lien social qu’il veut renforcer). Les codes de la lettre formelle sont tenus du début à la fin : objet, formule d’appel, conditionnel de politesse, formule finale. Le lexique est précis mais reste courant et la syntaxe, très sûre, est peu variée : un point est retenu sur chacun de ces deux critères.

Vocabulaire · Lexique de l’argumentation

Complétez chaque phrase avec la réponse qui convient.

Vocabulaire · Lexique de l’argumentation5 points · 10 min

ConsigneComplétez chaque phrase avec le mot qui convient.

  1. 1. Pour ______ sa thèse, l’auteure accumule les exemples et les chiffres qui vont dans son sens.

    • A étayer
    • B contester
    • C nier
  2. 2. Le maire ______ une réduction de la vitesse en ville : il en a fait la mesure phare de son programme.

    • A déplore
    • B conteste
    • C prône
  3. 3. Loin de rejeter tout le projet, le rapporteur a tenu à ______ ses critiques en saluant plusieurs avancées.

    • A étayer
    • B nuancer
    • C prôner
  4. 4. La protection des données personnelles est devenue ______ majeur de la campagne : tous les candidats doivent se prononcer.

    • A un leurre
    • B un enjeu
    • C un grief
  5. 5. Les défenseurs du projet ont ______ l’argument du coût en prouvant, chiffres à l’appui, qu’il serait rentable en cinq ans.

    • A réfuté
    • B invoqué
    • C concédé
Voir le corrigé +
1 → A. « Étayer » une thèse, c’est la soutenir par des preuves : des exemples et des chiffres « qui vont dans son sens » la renforcent.

Piège : on « conteste » ou l’on « nie » la thèse d’un adversaire, pas celle que l’on défend soi-même.

2 → C. « Prôner » une mesure, c’est la recommander avec force. Puisqu’il en fait « la mesure phare de son programme », il la défend.

Piège : « déplorer » (regretter) et « contester » (s’opposer à) contrediraient la seconde partie de la phrase.

3 → B. « Nuancer » ses critiques, c’est les rendre moins tranchées : c’est ce que l’on fait en reconnaissant aussi des points positifs.

Piège : saluer des avancées ne peut pas « étayer » (renforcer) des critiques, et l’on ne « prône » pas une critique mais une solution.

4 → B. « Un enjeu », c’est ce qui est en jeu, ce que l’on peut gagner ou perdre dans un débat : la question compte au point que chaque candidat doit prendre position.

Piège : « un leurre » est une illusion trompeuse et « un grief » un reproche adressé à quelqu’un. Aucun des deux n’oblige les candidats à se prononcer.

5 → A. « Réfuter » un argument, c’est démontrer qu’il est faux : prouver la rentabilité du projet détruit l’objection du coût.

Piège : « invoquer » un argument, c’est s’en servir, et le « concéder », c’est l’admettre. Les défenseurs du projet font ici le contraire.

Les autres niveaux

Questions fréquentes

Ce sujet est-il un vrai sujet d’examen ?+

Non. Les sujets officiels ne sont pas publiés. Ce sujet d’exemple a été rédigé au format exact de l’épreuve (types d’exercices, barème, durée) pour un entraînement fidèle.

En quoi ce sujet diffère-t-il des deux autres sujets DELF B2 ?+

Le premier sujet associe un article de presse sur le temps de travail, un courrier des lecteurs et les connecteurs avancés. Le troisième propose une tribune d’opinion, une contribution à un débat et le registre soutenu. Celui-ci travaille un article de magazine où plusieurs points de vue s’opposent, la lettre formelle (objet, formule d’appel, formule de politesse) et le lexique de l’argumentation.

Comment faire corriger mon propre texte ?+

Sur delfprep, la démonstration gratuite (une par compte) note une production écrite selon la grille officielle. Les examens blancs complets et chronométrés, avec correction de la production écrite et de la production orale, font partie des formules payantes.

Prêt pour un examen blanc complet ?

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