DELF B2 · Sujet d’exemple gratuit n° 3

Sujet DELF B2 n° 3 : exercices et corrigésUn autre sujet complet au format officiel, avec de nouveaux documents et des corrigés détaillés

Troisième sujet d’entraînement DELF B2, rédigé au format de l’épreuve : une tribune d’opinion, une contribution à un débat et le registre soutenu. Corrigés expliqués et copie modèle commentée.

Ce sujet d’exemple couvre 3 exercices sur 40 points, dans les formats exacts de l’épreuve DELF B2 : une tribune sur la gratuité des transports avec questions à choix multiple, une contribution à un débat de 250 mots avec grille d’évaluation officielle, et un exercice sur le registre soutenu. Chaque réponse est corrigée et expliquée, piège par piège.

Format vérifié sur les grilles France Éducation international 2022 · delfprep.com

Compréhension des écrits · Exercice 1

Lisez le document, puis répondez aux questions en choisissant la bonne réponse.

Compréhension des écrits · Exercice 110 points · 20 min

ConsigneVous lisez cette tribune sur le site d’un journal français. Répondez aux questions.

Bus gratuits : ce que trois ans de chiffres m’ont appris

Pendant dix ans, j’ai combattu la gratuité des transports. Urbaniste, j’ai pourtant accepté d’en dresser le bilan, trois ans après son adoption dans l’agglomération où je travaille. Je pensais y trouver la confirmation de mes craintes. Les chiffres m’ont obligée à faire le tri : les élus s’étaient trompés sur un point, moi sur un autre, et personne n’avait vu venir le reste.

Les élus promettaient des routes dégagées : le trafic automobile n’a reculé que de 2 %. La fréquentation des bus, elle, a augmenté de moitié. On me disait que ces nouveaux voyageurs seraient d’anciens piétons, ravis de s’épargner dix minutes de marche. L’enquête dit autre chose : deux nouveaux trajets sur trois ne se faisaient pas du tout auparavant. Ce sont ceux de retraités des quartiers périphériques qui ne sortaient plus, ou d’aides à domicile qui refusaient les clients trop éloignés.

J’annonçais, moi, un réseau ruiné. J’avais tort. Les billets ne couvraient que 14 % des dépenses, et les vendre, les contrôler, poursuivre les fraudeurs en coûtait presque la moitié. Le reste a été trouvé sans drame. La taxe foncière n’a pas bougé, les six bus commandés ont été livrés à la date prévue ; c’est la contribution des employeurs qui a été majorée, sans soulever de protestation.

La suite, personne ne l’avait prévue. Le syndicat des conducteurs redoutait une montée des incidents à bord ; sans ticket à vendre ni à vérifier, les disputes ont presque disparu, et les conducteurs sont devenus les meilleurs avocats de la mesure. À l’inverse, des abonnés de longue date ont repris leur voiture. L’association d’usagers accuse des trajets allongés de dix minutes depuis que les bus, plus sollicités, marquent chaque arrêt. Ceux que j’ai interrogés répondent autre chose : ils acceptaient de perdre ces minutes, pas de voyager debout dans des bus bondés matin et soir.

Faut-il revenir en arrière ? L’opposition municipale propose de limiter la gratuité au week-end ; l’association d’usagers veut que l’on renforce d’abord les lignes chargées, en rétablissant le ticket d’ici là. Je ne suis ni l’une ni l’autre : recréer une billetterie, même provisoire, coûterait presque autant qu’elle rapporterait. Je recommande désormais la mesure aux villes qui m’interrogent, à une condition : que les billets y pèsent aussi peu que chez nous. Là où ils financent plus du cinquième des dépenses, le calcul ne tient plus.

Reste un mot pour ceux qui ont voté la mesure. Ils continuent de la vendre comme un remède aux embouteillages, ce que les comptages démentent, et taisent son vrai mérite : avoir rendu la ville à des habitants qui n’y allaient plus. On défend mal une mesure en lui prêtant ce qu’elle n’a pas fait.

Texte rédigé pour ce sujet d’exemple, au format d’une tribune d’opinion publiée en ligne (2026)

  1. 1. D’après l’enquête, la plupart des nouveaux trajets en bus sont le fait…

    • A d’habitants qui, jusque-là, se déplaçaient à pied.
    • B d’habitants qui, jusque-là, prenaient leur voiture.
    • C d’habitants qui, jusque-là, renonçaient à se déplacer.
  2. 2. Sur quel point l’auteure reconnaît-elle sa propre erreur ?

    • A Les conséquences de la mesure pour les finances du réseau.
    • B Les conséquences de la mesure pour la circulation automobile.
    • C Les conséquences de la mesure pour le travail des conducteurs.
  3. 3. Comment la perte des recettes a-t-elle été en partie absorbée ?

    • A L’achat de bus neufs a été retardé.
    • B La part payée par les employeurs a été relevée.
    • C Les impôts locaux ont été augmentés.
  4. 4. D’après les anciens abonnés eux-mêmes, pourquoi ont-ils repris leur voiture ?

    • A Les bus sont désormais trop pleins aux heures de pointe.
    • B Les trajets en bus durent désormais trop longtemps.
    • C Les incidents à bord sont désormais trop fréquents.
  5. 5. À quelle condition l’auteure recommande-t-elle la gratuité à d’autres villes ?

    • A Limiter la gratuité aux deux jours du week-end.
    • B Renforcer les lignes chargées avant d’abolir le ticket.
    • C Vérifier que la billetterie y rapporte peu au réseau.
  6. 6. Dans le dernier paragraphe, à qui l’auteure adresse-t-elle un reproche ?

    • A Aux adversaires de la mesure, qui se trompent de critique.
    • B Aux élus, qui défendent la mesure pour une mauvaise raison.
    • C Aux usagers, qui attendent de la mesure plus qu’elle ne peut donner.
Voir le corrigé +
1 → C. « Deux nouveaux trajets sur trois ne se faisaient pas du tout auparavant » : ce sont des retraités « qui ne sortaient plus » et des aides à domicile qui refusaient des clients éloignés. La gratuité a créé des déplacements, elle n’en a pas remplacé.

Piège : les anciens piétons sont ce que l’on avait annoncé à l’auteure (« On me disait que… »), et l’enquête « dit autre chose ». Quant aux automobilistes, le trafic n’a presque pas baissé.

2 → A. « J’annonçais, moi, un réseau ruiné. J’avais tort » : les billets rapportaient peu et coûtaient cher à vendre et à contrôler. Ce qu’elle concède, c’est son pronostic budgétaire, et rien d’autre.

Piège : le texte distribue trois erreurs. Les routes dégagées étaient la promesse des élus, et l’attitude des conducteurs fait partie de ce que « personne » n’avait prévu.

3 → B. « C’est la contribution des employeurs qui a été majorée » : le complément est venu des entreprises de l’agglomération, pas des habitants ni du matériel.

Piège : les deux autres pistes sont citées, mais pour être écartées. La taxe foncière n’a pas bougé et les six bus ont été livrés « à la date prévue ».

4 → A. Ils acceptaient de perdre quelques minutes, « pas de voyager debout dans des bus bondés matin et soir » : c’est l’affluence aux heures où ils se déplacent qui les a fait partir.

Piège : les trajets allongés sont l’explication de l’association d’usagers, que les intéressés écartent. Les incidents étaient la crainte du syndicat, et les disputes ont au contraire presque disparu.

5 → C. Sa seule condition : « que les billets y pèsent aussi peu que chez nous ». Là où ils financent « plus du cinquième des dépenses », elle juge que « le calcul ne tient plus ».

Piège : les deux autres idées figurent dans le texte, mais ce sont celles de l’opposition municipale et de l’association d’usagers. L’auteure répond : « Je ne suis ni l’une ni l’autre ».

6 → B. « Ceux qui ont voté la mesure » sont les élus, les mêmes qui « promettaient des routes dégagées ». Elle leur reproche de la vendre encore « comme un remède aux embouteillages », ce que les comptages démentent, et de taire « son vrai mérite ». Le mot « élus » n’est pas écrit ici, il faut le déduire.

Piège : les adversaires de la gratuité se sont trompés eux aussi, mais l’auteure le dit plus haut, en parlant d’elle-même, pas dans la conclusion. Aucun reproche n’est fait aux usagers.

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Production écrite · Contribution à un débat

Écrivez votre texte comme le jour de l’examen, puis comparez-le à la copie modèle commentée.

Production écrite · Contribution à un débat25 points · 60 min

ConsigneUn site d’information français ouvre un débat intitulé « Faut-il rendre obligatoire une période de bénévolat pour tous les jeunes ? » et invite ses lecteurs à y participer. Vous rédigez une contribution pour le forum du site : vous prenez position de manière argumentée, en vous appuyant sur des exemples précis. (250 mots minimum)

Écrivez votre propre texte et faites-le corriger

La démo gratuite DELF B2 s’ouvre sur une tâche d’écriture de ce type. Vous écrivez votre texte en ligne et il est noté sur la grille officielle, critère par critère.

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Écrire et être corrigé
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Rendre le bénévolat obligatoire : la formule a de quoi surprendre, puisqu’elle associe deux mots qui semblent s’exclure. Peut-on encore parler de don quand il est imposé ? La question divise, et je comprends les arguments des deux camps. Pour ma part, je suis convaincu qu’une obligation serait une erreur, mais qu’il existe de meilleurs moyens d’atteindre le même but.accroche sur le paradoxe du sujet + position annoncée d’emblée

Les partisans de la mesure n’ont pas tort sur un point : beaucoup de jeunes ne découvriraient jamais le monde associatif si personne ne les y poussait. J’en ai fait l’expérience. À dix-sept ans, c’est un professeur qui m’a presque forcé à aider à une collecte alimentaire ; j’y suis retourné pendant trois ans. Une période commune permettrait en outre à des jeunes de milieux différents de se rencontrer, ce qui devient rare.concession à l’autre camp, appuyée sur un exemple personnel

Cependant, ce qui a fonctionné pour moi tenait justement à l’absence de contrainte officielle. Un bénévole qui compte les heures qu’il lui reste à faire n’apporte pas grand-chose, et les associations le savent : encadrer des centaines de jeunes peu motivés leur demanderait du temps et de l’argent qu’elles n’ont pas. On risquerait donc d’affaiblir celles que l’on voulait aider.premier argument : le connecteur retourne l’exemple précédent

De plus, une obligation pèserait inégalement sur les jeunes. Celui qui finance ses études en travaillant le week-end ne dispose pas du même temps libre que celui dont les parents paient le loyer. À moins de prévoir une indemnité, la mesure pénaliserait donc les plus modestes.second argument, illustré par une comparaison concrète

Plutôt que d’imposer, il vaudrait mieux inciter. Les universités pourraient, par exemple, valider l’engagement associatif dans le diplôme, et les lycées organiser chaque année une journée de rencontre avec les associations du quartier. Bien que ces solutions soient moins spectaculaires qu’une loi, elles respectent ce qui fait la valeur du bénévolat : le fait de l’avoir choisi.contre-propositions au conditionnel + concession au subjonctif

En somme, je dis oui à l’engagement des jeunes, mais non à l’engagement forcé : on n’apprend pas la générosité par décret.conclusion brève : la thèse en une formule

Critère de la grille officielle
Points
Réalisation de la tâche
5 / 5
Cohérence et cohésion
5 / 5
Adéquation sociolinguistique
5 / 5
Lexique (y compris orthographe lexicale)
4 / 5
Morphosyntaxe
4 / 5
Commentaire : La contribution prend position dès le premier paragraphe, concède un point aux partisans de la mesure, puis développe deux arguments illustrés et des contre-propositions : c’est l’argumentation « pour et contre » que la grille place au sommet de la réalisation de la tâche. Les paragraphes s’enchaînent par des connecteurs variés (cependant, de plus, plutôt que, en somme) et les structures complexes sont maîtrisées (hypothèse, subjonctif après « bien que »). Le registre, personnel mais soigné, convient à un forum de lecteurs. Un point est retenu en lexique, juste mais sans recherche particulière, et un en morphosyntaxe, sûre mais faite de structures assez peu variées.

Vocabulaire · Registre soutenu

Complétez chaque phrase avec la réponse qui convient.

Vocabulaire · Registre soutenu5 points · 10 min

ConsigneComplétez chaque phrase avec le mot ou l’expression de registre soutenu qui convient.

  1. 1. Cette subvention devait ______ le manque de personnel, mais elle n’y a pas suffi.

    • A entériner
    • B pallier
    • C proroger
  2. 2. Les travaux se sont poursuivis ______ l’opposition des riverains.

    • A à l’instar de
    • B eu égard à
    • C en dépit de
  3. 3. À l’usage, le nouveau logiciel ______ bien plus coûteux que l’ancien.

    • A s’est avéré
    • B s’est voulu
    • C s’est prétendu
  4. 4. Le dossier est incomplet ; ______, il a été déposé hors délai.

    • A en revanche
    • B néanmoins
    • C de surcroît
  5. 5. Nous vous saurions ______ de bien vouloir nous répondre avant la fin du mois.

    • A gré
    • B reconnaissants
    • C obligés
Voir le corrigé +
1 → B. « Pallier » un manque, c’est le compenser, au moins en partie : c’est ce que l’on attend d’une subvention. Le verbe est transitif direct : on pallie un manque, sans « à ».

Piège : « entériner », c’est valider officiellement une décision, et « proroger », c’est prolonger un délai ou un contrat. Aucun des deux ne réduit un manque.

2 → C. « En dépit de » est l’équivalent soutenu de « malgré » : les travaux ont continué alors que les riverains s’y opposaient.

Piège : « à l’instar de » signifie « comme, à l’exemple de » et « eu égard à » signifie « compte tenu de ». Tenir compte de l’opposition aurait conduit à arrêter les travaux, pas à les poursuivre.

3 → A. « S’avérer » + adjectif signifie « se révéler » : c’est l’usage qui a montré que le logiciel coûtait plus cher.

Piège : « se vouloir » + adjectif exprime une intention affichée (un discours qui se veut rassurant) et « se prétendre », une affirmation que l’on fait sur soi. Un logiciel ne cherche pas à être coûteux et ne le déclare pas.

4 → C. « De surcroît » ajoute un second fait qui va dans le même sens que le premier : c’est l’équivalent soutenu de « en plus ». Les deux défauts du dossier s’additionnent.

Piège : « en revanche » et « néanmoins » annoncent une opposition, or le second fait aggrave le premier au lieu de le contredire.

5 → A. « Savoir gré à quelqu’un de » + infinitif est la formule soutenue pour « être reconnaissant » : le verbe est « savoir », d’où « nous vous saurions gré ».

Piège : « reconnaissants » et « obligés » se construisent avec « être » (nous vous serions reconnaissants), pas avec « savoir ». La confusion entre « saurions » et « serions » est très fréquente.

Les autres niveaux

Questions fréquentes

Ce sujet est-il un vrai sujet d’examen ?+

Non. Les sujets officiels ne sont pas publiés. Ce sujet d’exemple a été rédigé au format exact de l’épreuve (types d’exercices, barème, durée) pour un entraînement fidèle.

En quoi ce sujet diffère-t-il des deux autres sujets DELF B2 ?+

Le premier sujet associe un article de presse sur le temps de travail, un courrier des lecteurs et les connecteurs avancés. Le deuxième propose un article de magazine, une lettre formelle au maire et le lexique de l’argumentation. Celui-ci travaille une tribune où l’auteure défend une thèse (il faut repérer le ton et ce qui est sous-entendu), une contribution à un débat en ligne et le registre soutenu.

Comment faire corriger mon propre texte ?+

Sur delfprep, la démonstration gratuite (une par compte) note une production écrite selon la grille officielle. Les examens blancs complets et chronométrés, avec correction de la production écrite et de la production orale, font partie des formules payantes.

Prêt pour un examen blanc complet ?

Quatre épreuves chronométrées, corrigées par IA, avec un score prédit sur 100.